Pour ce travail je vais vous parler de mon jardin, de mon rituel annuel, de cette agréable corvée.
On fait, le ménage!
Mi-mai. La pluie prend une pause, le temps est doux et le soleil brille enfin. Mon jardin s’éveille. L’herbe nouvelle et le trèfle a poussé, mais les feuillages et branchage des gloires du matin qui couvre ma cloture doivent être enlevés pour faire place aux nouvelle fleurs qui la garnieront cette année. Je me met à l’ouvrage. J’ai également enlevé les veilles racines de tournesols séchés, planifié l’espace ou je sèmerai. Tournesols, calendules, marguerites, gloires du matin, pois de senteurs, voilà mon menu estival qui égaiera ce petit carré de terre qui forme ma cour arrière. J’ai hâte de semer et de voir pousser. Une journée passé dans le jardin sous le soleil me fait toujours un bien immense. Je me sens toujours relaxée et satisfaite du travail accompli.
Fin mai.
C’est le festival du pissenlit chez moi!!! Et avec toute cette pluie qui est tombée, ils sont gigantesques! Je m’étais donné comme objectif pour un seul dimanche, de tailler la haie devant la maison car elle aussi a bien profité du déluge, de déraciner tout ces pissenlits qui couvrent le terrain et de semer mes fleur dans la cour arrière.
Bon, J’avoue que j’ai flâné. C’est dimanche après tout. Je m’y suis donc pris un peu tard ayant sous estimé l’ampleur du travail. N’ayant pas d’outil spécialement fait pour déraciner comme je sais qu’il en existe, j’y suis allée, plant par plant, à l’aide d’une petite pelle à main, celle que l’on utilise pour les boîtes à fleurs. Deux heures et demi, les genoux dans la terre. Ouf! Puis j’ai ajouté de la terre neuve et répendu des semances de gazon pour remplacer l’espace maintenant vide de verdure. Je croise les doigts pour que ça prenne!
Aïe! Déjà 8h pm, et les nuages qui se ramèment. Ça promet. À toute vitesse je taille l’énorme haie qui fait presque deux fois ma hauteur, afin de la ramener à une taille et une forme disons… plus esthétique dans un contexte citadin. Et cela bien sur encore une fois sans outil électrique. Je me fais de sacrés muscles! Une autre heure… Il faut ensuite tout ramasser, balayer ranger, sous un ciel de plus en plus lourd et gris. Ça va tomber! Je termine juste à temps. Je sèmerai les fleur une autre fois. Les mains encore noires de terre, les bras griffés par les branches drues de la haie, les cheveux en bataille, je m’installe à la fenêtre, je bois une tasse de thé bien chaud en regardant les gouttes de pluies qui commencent à se poser sur les feuilles et la terre ensemencée. Allez pluie! Fait pousser l’herbe tout neuve! Cette ambiance est paisible et moi aussi.
Début juin.
Enfin, une journée où je peux semer! j’ai retourné et retourné la terre. On dirait que ça la réveille, que tout ce brassage révèle ses couleurs et sa texture. J’aime y plonger mes mains, la mélanger, la délier. Ces moments sont privilégiés, et je m’y sens comme hors du temps absorbé par ce contact. Je sens sa texture riche, hume son odeur un peu âcre et humide. Ça sent la vie! Je me surprend souvent en train de sourire. Je ne pense à rien, comme dans un état méditatif. Gandhi lui, heureux de profiter du temps doux, grignote une branche, bien étendu dans l’herbe fraîche. Petits moments de bonheurs tranquilles.
depuis…
J’arrose les jours où il ne pleut pas. Je n’arrose donc pas souvent. Et surtout, je surveille et j’observe.
Une semaine plus tard.
Les premiers tournesols et les calendules ont pointés hors de la terre. Petite pousses encore fragiles encore coiffées de la cosse de la graine. L’herbe aussi a commecé à pousser, petits fils délicats de soie verte. Comme à chaque année, je suis fascinée de voir ce miracle se produire.
Kali said,
April 29, 2008 at 3:31 pm
“Et comment va la cour depuis 2006 ?”
Ceci est juste un petit commentaire pour savoir s’il y a encore quelqu’un à l’aut’bout de la ligne (et elle doit être longue….je suis belge !!! ;-p)